«Une logique retrouvée entre prêteurs longs et collectivités publiques»
banniere-orange

De nouveaux acteurs du financement des infrastructures de proximité…

Le financement direct des infrastructures de proximité par des investisseurs institutionnels comme les caisses de retraites, les assureurs ou les mutuelles est une évolution naturelle. Elle répond à une triple logique pour ces dernières : des horizons d’investissement similaires, la participation au développement des territoires au sein desquels se trouvent leurs adhérents et une amélioration de la performance de leurs placements par rapport aux émissions souveraines dont les rendements ont chuté considérablement du fait d’une demande internationale très forte. La bonne sélection des projets et des montages rigoureux permettent par ailleurs de garantir un niveau de risque de contrepartie faible sur des collectivités publiques françaises historiquement très fiables.

…pour une nouvelle approche des partenariats publics-privés

Cette montée en puissance des investisseurs institutionnels se traduira par une évolution des PPP.

Depuis leur création, le mode de financement classique des PPP fait appel à un investisseur privé pour au maximum 5 à 10 % du montant de chaque projet, une ou plusieurs banques finançant les 95 % restants.
Cette faible implication des investisseurs privés pèse fortement sur le fonctionnement du projet ; d’une part à cause de la place qu’occupent de facto les banques dans le dispositif, d’autre part en termes de moyens disponibles pour honorer la promesse de collaboration vertueuse public-privée à l’origine de la création des PPP.

Derrière un objectif commun de réduction des risques, prêteur et investisseur ont des modes d’intervention très différents. Les banques préféreront encadrer contractuellement le projet le plus précisément possible pour leur permettre d’en sortir en cas d’aléas, là où l’investisseur préférera se réserver des moyens d’action pour limiter les conséquences d’un aléa, par exemple en remplaçant le plus tôt possible un prestataire défaillant.

Paradoxalement, les contrats de partenariat sont placés sous le pilotage automatique des conventions de crédit alors que l’objectif initial était de favoriser une supervision active du partenaire privé. En proposant un financement intégral des projets sélectionnés, Archam souhaite proposer des services étendus aux collectivités et restaurer l’objectif de collaboration initial.